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Évoluer et se reconvertir

Quiz rentrée 2026 : pourquoi vous voulez vraiment changer de job

Huit questions pour identifier ce qui vous pousse vraiment vers la sortie à la rentrée 2026 : le salaire, l'ennui, l'ambition, le sens ou l'équilibre de vie.

Guillaume Coudert Guillaume Coudert 8 min de lecture
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Salariee assise pres d'une fenetre, carnet ouvert, en pleine reflexion sur son avenir professionnel a la rentree
Huit questions pour comprendre ce qui vous pousse vraiment vers la sortie à la rentrée 2026.

Envie de partir en septembre ? Le motif compte davantage que l’envie. Cinq raisons dominent les départs en France : la rémunération, l’ennui, le manque de perspectives, la quête de sens et l’équilibre de vie. Elles n’appellent pas du tout les mêmes décisions. Certaines se règlent sans quitter son entreprise, d’autres imposent de partir. Ces huit questions identifient celle qui vous concerne, avant que vous ne mettiez votre CV à jour pour la mauvaise raison.

Question 1 / 8








C’est lundi matin. Quelle est la première pensée qui vous traverse ?





Un recruteur vous contacte. Quelle information vous fait ouvrir le message ?





Votre manager vous propose de rester un an de plus. Quel argument vous ferait dire oui ?





Qu’est-ce qui vous a le plus marqué pendant cet été ?





Vous parlez de votre travail à un ami. Qu’est-ce qui sort en premier ?





Si vous partiez demain, que refuseriez-vous absolument de retrouver ailleurs ?





Où vous voyez-vous dans trois ans ?





Qu’est-ce qui vous empêche de bouger aujourd’hui ?





Comment fonctionne ce test ?

Les huit questions ci-dessus ne mesurent pas votre niveau de motivation, elles isolent le motif dominant. Les cinq profils proposés ne sortent pas d'un chapeau : ce sont les cinq raisons que les salariés français citent eux-mêmes quand on leur demande pourquoi ils quitteraient leur entreprise, dans l'enquête « Ce que veulent les candidats » publiée par Robert Half en avril 2026, menée en mars 2026 auprès d'un échantillon représentatif de 1 000 salariés.

Chaque réponse cochée vaut un point pour un profil, et le profil majoritaire l'emporte. Aucun résultat n'est un diagnostic : c'est un point de départ pour la conversation que vous aurez, ou pas, avec votre manager en septembre.

Ce que le marché de la rentrée 2026 réserve vraiment

Partir en septembre 2026 ne se joue pas dans le même marché qu'en 2023. L'envie de bouger a nettement reculé : à la question « prévoyez-vous de changer d'emploi dans les six prochains mois ? », 38 % des professionnels français répondent oui en 2026, contre 53 % en 2023. La fracture est générationnelle : 54 % chez les 18-34 ans, 42 % chez les 35-44 ans, 24 % seulement chez les 45-65 ans.

38 %

des salariés français prévoient de changer d'emploi dans les six prochains mois, contre 53 % en 2023

2,2 millions

de recrutements prévus en France sur l'année 2026, dont deux tiers dans des entreprises de moins de 50 salariés

44 %

des projets de recrutement sont jugés difficiles par les employeurs, un niveau en recul

Le volume existe donc, mais il se déplace. L'enquête Besoins en main-d'œuvre 2026 de France Travail, publiée en avril 2026, place la santé, le social et les services à la personne en tête avec 322 000 recrutements prévus, devant l'hôtellerie-restauration (319 000), le commerce et la distribution (264 000), l'industrie (211 000) et le numérique (84 000). Autrement dit : votre motif de départ compte, mais le secteur dans lequel vous le transformez en candidature compte tout autant.

Les cinq motifs de départ, et ce qu'ils impliquent

Ce qui vous pousse dehors Part des salariés qui le citent Faut-il partir pour le régler ?
Une meilleure rémunération 45 % Pas toujours, mais c'est le motif où le changement d'entreprise paie le plus vite
L'ennui, avoir fait le tour du poste 34 % Rarement réglé en interne sans un vrai changement de périmètre
Évoluer, obtenir plus de responsabilités 29 % Négociable en interne si une place se libère, sinon non
La quête de sens 28 % Très difficile à traiter sans changer de mission ou de secteur
Un meilleur équilibre de vie 22 % Souvent le plus réglable sans démissionner

Source : enquête Robert Half « Ce que veulent les candidats », avril 2026, question portant sur les raisons de rejoindre une autre entreprise.

Ce que dit votre résultat de votre rentrée

Un motif de départ n'est pas une décision. C'est une information sur ce que votre poste actuel ne vous donne pas. Les jeunes actifs illustrent bien ce décalage : ils se déclarent majoritairement satisfaits de leur travail tout en envisageant de le quitter, comme le montrent les données récentes sur les intentions de réorientation des jeunes actifs. Vouloir partir et être malheureux ne sont pas la même chose.

Trois réflexes avant de mettre à jour votre CV. Formulez votre motif en une phrase, sans plainte : « je veux 4 000 euros bruts » est exploitable, « j'en ai marre » ne l'est pas. Vérifiez ensuite si ce motif se règle là où vous êtes, en le posant explicitement à votre manager plutôt qu'en attendant l'entretien annuel. Et si la réponse est non, construisez une recherche ciblée sur trois entreprises plutôt qu'une candidature de masse : les délais de recrutement en 2026 laissent peu de place à l'improvisation.

Si votre résultat pointe vers un changement de cap complet, prenez le temps de cadrer votre projet de reconversion avant d'annoncer quoi que ce soit. Et si vous envisagez une rupture conventionnelle pour partir dans de bonnes conditions, les règles d'indemnisation ont changé en 2026.

Questions fréquentes

Septembre est-il vraiment le bon mois pour changer de travail ?

C'est le mois où les recrutements redémarrent après l'été, les entreprises ayant constitué leurs équipes en juillet et août pour être opérationnelles à la rentrée. Mais 2026 reste un marché prudent : 2,2 millions de recrutements sont prévus sur l'année selon France Travail, avec un recul des intentions d'embauche par rapport à 2025. Postuler en septembre n'est un avantage que si votre candidature est prête.

Faut-il démissionner sans avoir retrouvé un poste ?

Une démission simple n'ouvre pas droit à l'assurance chômage, sauf cas de démission légitime ou projet de reconversion validé. Avec seulement 38 % des salariés en recherche active ou à l'écoute en 2026, la concurrence sur les postes attractifs reste réelle. Sécuriser d'abord, partir ensuite, reste la règle par défaut.

Mon résultat me dit que je veux plus de salaire. Par où commencer ?

Par le chiffre. Comparez votre rémunération à celle de votre métier et de votre région, préparez une demande argumentée sur vos résultats, et posez-la avant de chercher ailleurs. Notre quiz sur la négociation salariale teste votre posture avant l'entretien.

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