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L’Employee Advocacy, qu’est-ce que c’est ? L’exemple de Tbs

Si vous avez l'extrême plaisir de travailler dans les fonctions RH ou marketing, vous avez forcément entendu parler ces dernières semaines de l'Employee Advocacy. Car oui ! Ce sujet est sans conteste LA tendance de l'année 2018 en matière de marque employeur.

Guillaume Coudert Guillaume Coudert 6 min de lecture
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L’employee advocacy, littéralement le fait pour des salariés de se faire les ambassadeurs de leur entreprise, s’est imposée comme l’une des stratégies de communication et de marque employeur les plus efficaces du moment. Le principe est d’une simplicité désarmante : personne ne parle mieux d’une organisation que celles et ceux qui la vivent de l’intérieur. Encore faut-il transformer cette évidence en démarche structurée, volontaire et gagnant-gagnant.

Définition, bénéfices, méthode et exemple concret avec l’école de commerce TBS Education : voici tout ce qu’il faut savoir sur l’employee advocacy.

Employee advocacy : de quoi parle-t-on ?

Un programme d’employee advocacy consiste à encourager et outiller les collaborateurs volontaires pour qu’ils partagent, sur leurs réseaux sociaux personnels, des contenus liés à leur entreprise : coulisses du quotidien, réussites d’équipe, offres d’emploi, expertise métier, événements. Rien à voir avec un relais mécanique de communiqués : l’advocacy fonctionne quand chacun s’exprime avec ses mots, sur les sujets qu’il choisit.

La démarche peut rester informelle, quelques salariés naturellement actifs, ou devenir un vrai programme : charte claire, contenus mis à disposition, formation aux réseaux, animation d’une communauté d’ambassadeurs et mesure des retombées.

Pourquoi ça marche : la confiance dans les pairs

Le ressort est psychologique : nous faisons davantage confiance à une personne qu’à une institution. Un message publié par un collaborateur identifié, avec son visage et son ton, génère beaucoup plus d’engagement que le même message diffusé par le compte officiel, et il touche des audiences que la marque n’atteint jamais : les réseaux personnels cumulés des salariés dépassent largement l’audience des comptes corporate.

Des bénéfices des deux côtés

Pour l’entreprise, les gains sont multiples : portée démultipliée à coût marginal, marque employeur incarnée et crédible, candidatures mieux ciblées, notoriété commerciale, les prospects aussi lisent les salariés, et fierté interne renforcée : être ambassadeur volontaire, c’est déjà un signe d’engagement.

Pour les salariés, l’intérêt est tout aussi réel : développer sa visibilité professionnelle et son personal branding, affirmer une expertise reconnue au-delà de son entreprise, muscler son réseau et, in fine, son employabilité. Les compétences travaillées au passage, communication écrite, sens du message, culture numérique, comptent parmi les soft skills les plus valorisées par les recruteurs.

L’exemple de TBS Education

Le monde de l’enseignement supérieur illustre bien la démarche. Une école comme TBS Education, grande école de commerce toulousaine, dispose d’ambassadeurs naturels en nombre : professeurs qui partagent leurs recherches et leurs analyses, collaborateurs qui racontent la vie du campus, étudiants et diplômés fiers de leur parcours. En encourageant et en valorisant ces prises de parole authentiques, l’école démultiplie son rayonnement auprès des futurs étudiants, des entreprises partenaires et des talents qu’elle recrute, bien plus efficacement qu’avec la seule communication institutionnelle.

La leçon vaut pour toutes les organisations : vos meilleurs porte-voix sont déjà chez vous ; il suffit de leur donner envie, et les moyens, de s’exprimer.

Mettre en place un programme qui tient la route

Première règle absolue : le volontariat. Obliger un salarié à poster produit des contenus artificiels et du ressentiment. Recrutez un premier cercle de volontaires motivés, formez-les aux codes des réseaux, LinkedIn en tête, et fournissez-leur de la matière : actualités, visuels, idées de posts à personnaliser librement.

Fixez un cadre léger mais clair : une charte qui rappelle la confidentialité, le respect et la liberté de ton ; jamais de messages imposés mot pour mot. Animez la communauté : partages d’expérience, célébration des belles publications, nouveaux volontaires accueillis. Et mesurez simplement : portée, engagement, candidatures mentionnant les publications, pour ajuster sans bureaucratiser.

Les erreurs qui tuent l’advocacy

La première : la récupération militaire, messages standardisés à relayer en masse, qui transforme des voix humaines en panneaux publicitaires et détruit la crédibilité de tous. La deuxième : l’absence de réciprocité, demander de la visibilité sans rien offrir, ni formation, ni reconnaissance, ni liberté. La troisième : le décalage entre la vitrine et la réalité interne ; des ambassadeurs enthousiastes ne compensent jamais une expérience collaborateur dégradée, et le contraste finit toujours par se voir.

Côté salarié, un conseil : restez authentique et cohérent. Vos publications professionnelles construisent votre image durablement ; elles doivent s’aligner avec votre CV et résister au regard d’un futur recruteur en entretien.

Par où commencer, concrètement, dès ce mois-ci

Pour les organisations, un lancement simple tient en quatre semaines. Semaine 1 : repérez les collaborateurs déjà actifs sur les réseaux et sondez les volontaires potentiels, toutes fonctions confondues, pas seulement le marketing. Semaine 2 : réunissez ce premier cercle, écoutez leurs freins, horaires, légitimité, peur de mal faire, et co-construisez la charte. Semaine 3 : proposez un atelier pratique sur LinkedIn, profil, ton, formats qui fonctionnent. Semaine 4 : lancez un rythme léger, une idée de contenu partagée chaque semaine, et célébrez les premières publications.

Côté salarié volontaire, trois formats suffisent pour débuter sans angoisse : partager une actualité de votre secteur avec deux phrases d’analyse personnelle, raconter une leçon apprise dans un projet récent, sans données confidentielles, ou mettre en avant une réussite d’équipe en citant vos collègues. La régularité compte plus que la virtuosité : un post authentique par semaine construit en quelques mois une présence professionnelle solide.

Et mesurez sans vous obséder : quelques indicateurs simples, portée des publications, nouvelles connexions pertinentes, messages reçus, suffisent à constater les progrès et à entretenir la motivation du groupe.

Reste une question fréquente : que faire des collaborateurs qui ne souhaitent pas participer ? Réponse : rien, et c’est très bien ainsi. L’advocacy repose sur un noyau de volontaires enthousiastes, jamais sur l’exhaustivité. Dix ambassadeurs sincères et réguliers ont plus d’impact que cent participants contraints, et le droit de ne pas s’exposer publiquement fait partie du respect élémentaire dû à chacun. Concentrez l’énergie sur ceux qui ont envie, célébrez leurs réussites, et laissez l’exemple donner envie aux autres, à leur rythme.

En résumé

L’employee advocacy, c’est l’art de faire de ses collaborateurs volontaires les meilleurs ambassadeurs de l’entreprise : une stratégie fondée sur la confiance dans les pairs, qui démultiplie la portée des messages et humanise la marque employeur, tout en renforçant la visibilité professionnelle de chacun.

L’exemple de TBS Education le rappelle : les organisations qui rayonnent sont celles qui libèrent la parole authentique de leurs communautés. Volontariat, confiance et réciprocité : avec ces trois ingrédients, l’advocacy devient un cercle vertueux où tout le monde gagne, l’entreprise comme ses ambassadeurs.

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