La femme n’est pas l’égale de l’homme…
Ce qu'une enquête d'IMS-Entreprendre pour la Cité révèle des stéréotypes des managers sur les femmes et les hommes au travail, en neuf conclusions.
… et inversement ! C’est en tous cas ce que révèlent les résultats de la dernière enquête menée par IMS-Entreprendre pour la Cité pour identifier les stéréotypes des managers sur les femmes et les hommes au travail. Ainsi, les femmes comme les hommes attribuent tous deux des compétences professionnelles à chaque genre.
Selon ces stéréotypes, les hommes seraient plutôt charismatiques, doués pour l’action, la négociation et le leadership. Les femmes seraient quant à elles davantage dans l’écoute, l’empathie, le souci du détail et de l’organisation. Il en résulterait pour ces dernières des difficultés à être identifiées comme leaders et à se projeter sur des postes à hautes responsabilités, à l’origine du plafond de verre. Ceci expliquerait donc cela…
Ces obstacles pourraient toutefois être surmontés puisque, selon l’étude, le manager idéal relèverait plutôt d’un modèle « androgyne ». Il reste donc pas mal de chemin à parcourir avant d’arriver à une égalité parfaite !
Voici les 9 principales conclusions qui se dégagent de l’étude :
- L’homme « leader » et la femme « assistante » sont des stéréotypes fortement intégrés et partagés tant par les hommes que par les femmes.
- Le manager « idéal » relève d’un modèle androgyne.
- Les hommes ont une image positive des femmes alors que les femmes ont un avis négatif sur les hommes.
- Les hommes ont une image positive des femmes… tant qu’elles restent à des niveaux hiérarchiques inférieurs au leur.
- La situation familiale et le moindre attrait des femmes pour les postes de pouvoir sont considérés tant par les hommes que par les femmes comme causes du plafond de verre.
- Le sentiment et le vécu de discrimination renforcent les stéréotypes négatifs.
- La satisfaction au travail impacte positivement les stéréotypes hommes/femmes.
- Un environnement mixte améliore les stéréotypes.
Chères lectrices, chers lecteurs, ces constats vous semblent-ils justifiés ?
Guillaume Coudert