77% des employeurs privilégient l’intelligence émotionnelle au QI

qi vs qe

Au travail comme dans votre recherche d’emploi, savez-vous écouter autant (voire plus) que vous ne parlez ?
Apprenez-vous de vos erreurs ?
Savez-vous réguler vos émotions sous pression ?
Accueillez-vous les critiques comme des leviers de progression ?

Si vous avez répondu « oui » à la plupart de ces questions, vous mettez déjà toutes les chances de votre côté pour trouver un emploi… et évoluer durablement dans votre carrière.

Pourquoi ?
Parce que depuis plusieurs années déjà, les recruteurs accordent une importance croissante à l’intelligence émotionnelle, parfois bien au-delà des compétences techniques ou du niveau intellectuel pur, notamment dans les stratégies de marque employeur.

Une étude menée par CareerBuilder auprès de 547 dirigeants d’entreprises basées au Royaume-Uni, en France, en Allemagne, en Italie et en Suède l’illustre clairement : 77 % des employeurs déclarent privilégier l’intelligence émotionnelle (IE) au quotient intellectuel (QI).

Plus encore, six employeurs sur dix affirment ne pas vouloir recruter une personne au QI élevé mais à faible intelligence émotionnelle.


Intelligence émotionnelle vs quotient intellectuel : de quoi parle-t-on vraiment ?


Les psychologues Peter Salovey et John Mayer, pionniers du concept, définissent l’intelligence émotionnelle comme la capacité à :
  • Percevoir et exprimer ses émotions
  • Utiliser les émotions pour faciliter la réflexion
  • Comprendre et analyser les émotions
  • Réguler ses propres émotions et celles des autres

Autrement dit, l’IE renvoie à la conscience de soi, à la gestion émotionnelle, à l’empathie et à la qualité des relations interpersonnelles. Des compétences clés dans un monde du travail collaboratif, changeant et souvent sous tension.

Le QI, quant à lui, mesure certaines capacités cognitives à l’aide de tests psychométriques. Il renseigne sur des aptitudes logiques ou analytiques, mais ne dit rien (ou presque) de la manière dont une personne interagit, communique, gère les conflits ou réagit face à l’échec.


Pourquoi les recruteurs misent-ils sur l’intelligence émotionnelle ?


Parce que les compétences techniques s’apprennent, mais que la posture, l’adaptabilité émotionnelle et la qualité relationnelle font souvent la différence sur le long terme.

Bien sûr, le candidat idéal serait capable de combiner QI et intelligence émotionnelle. Mais dans les faits, face à deux profils équivalents, celui qui saura écouter, coopérer, gérer la pression et évoluer avec humilité aura souvent une longueur d’avance.

Et si l’intelligence émotionnelle était, finalement, l’une des compétences les plus stratégiques de votre carrière ?


A propos de Guillaume COUDERT

Fondateur de l'agence Marque Employeur InfluenceuRH, Guillaume intervient sur les problématiques RH et emploi depuis 2009. Il conjugue activités d'influence RH, de conseil en entreprise et d'enseignement. Il est également co-auteur d'ouvrages comme "Marque Employeur, mode d'emploi", "Travailler avec les nouvelles générations Y et Z" et "Paroles d'experts RH".

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